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Trouver l’or, la clé de l’énigme.

Scruter l’univers et les autochtones.
Réunir une équipe d’experts et organiser une expédition aux confins d’un monde perdu pour y découvrir les spores microscopiques d’un champignon parasite qui se développe sur un métal aux propriétés étranges resté jusqu’ici inconnu.

Faire des fouilles, délimiter le périmètre, extraire le vrai du faux, mettre un nom et une épithète sur toute chose, à tout prix.

Expliquer le phénomène, le mettre en perspective.

       Allons voir sur Mars s’il ne resterait pas un peu d’eau, j’ai soif!

Croire au Graäl, gros comme le bras.

Chercher ailleurs, encore, l’objet ultime, la chose, qui renverra de nous l’image la plus pure, qui nous convaincra que tout ne peut être si simple, que tout n’aura pas été que ça.
Polir soi-même le miroir parfait.

Il y a sans doute de ce branle-bas là dans mon travail. Par la bande.
En imaginant ce qui pourrait être les restes négligés de ce grand stampede, je porte l’attention vers les angles morts, là où il semble ne rien y avoir, là où la lumière au travers du prisme-diamant éclaire l’ordinaire et propose une vue du monde dont l’évidence se retourne souvent contre elle-même, là où du catastrophique à l’intime, tout est toujours autre chose et rien d’autre que ça.

Texte de Benoit Bourdeau

Salle 1
  • Benoit Bourdeau
ÇÀ

EXPOSITION /
30 AVRIL AU 31 MAI 1998