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Sous En wing en hein pour nos yeux inaptes à déceler sous sa forme écrite la nuance locale d’un accent, il y a « en voyageant ». Cette locution extraite d’une chanson québécoise bien connue[1] titre l’exposition, souligne sa vocation itinérante et loge d’emblée l’entreprise de Nathalie Bujold dans une modalité ludique. Il faut cependant dépasser la facilité de cette terminologie du jeu à laquelle nous reporte l’agrément du dispositif pour en signaler le propos. ll s’agit ici de puiser à l’essence de notre folklore afin d’en exalter les motifs, le savoureux et le coloré. Le folklore c’est littéralement la science du peuple, la somme anthropologique des traditions, des usages et des façons de se représenter idéalement. Le travail de Bujold soulève la problématique de la mise en place d’une imagerie de culture populaire selon l’agencement et en relation avec des espaces usuellement voués à l’art dit sérieux. ll en résulte des objets qui flirtent avec une sorte de Pop Art du terroir par l’emploi loufoque et débridé de matériaux et de techniques du textile: bas de laine, tricot, motifs de chemise de bucheron. Sont représentés dans des constructions picturales et tridimensionnelles les artéfacts et les effigies dans lesquels nous nous reconnaissons. Agissent ainsi des formes jouant de la nuance entre art et artisanat et qui manifestent une association curieuse et inventive à la pittoresque, à la manière des peintres.

Patrice Duhamel

1 le Rapide Blanc d’Oscar Thiffault

Nathalie Bujold poursuit dans plusieurs disciplines ses obsessions artistiques dans un mode artisan.

Merci : CALQ, Soeur Alice Blais, Jackie Bujold, mon frère & mon père, Nicolas Laverdière & BGL, Alain Lopez, les Soeurs de St-Joseph, Katleen Grenier + les merveilleuses tricoteuses anonymes, le comptoir de la clairière de Québec, les gens de la galerie Clark. 

Salle 1
  • NATHALIE BUJOLD
EN WING EN HEIN

EXPOSITION /
8 JANVIER AU 8 FÉVRIER 1998