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Photo reporter depuis une quizaine d’années, Hayeur a entamée en 1996 une recherche artistique où elle pose un regard singulier sur notre époque en dirigeant l’œil de sa caméra vers l’urbanité, la nuit, la fête et les communautés qui s’y retrouvent. Le corpus Mes nuits blanches qu’elle nous propose regroupe une cinquantaine d’images où l’intimité et la vulnérabilité des sujets nous sont dévoilées.

En 1996, Caroline Hayeur amorçait une série photographique sur la scène rave et techno montréalaise. Cette recherche s’est développée au fil des années en plusieurs ramifications donnant lieu à maintes séries entourant la vie nocturne. Mes nuits blanches rassemble une multitude de prises de vue saisies au travers des tournées d’exposition de l’artiste, de ses voyages personnels, de ses virées nocturnes avec son cercle d’intimes ou bien au fil de rencontres fortuites avec des inconnu(e)s. Présentées sous la forme de planches-contacts immenses, ces collections d’images embrassant plus de cinq années de captation, investissent les murs de la galerie [salle 1] du sol au plafond, formant ainsi des assemblages syncopés.

Ces scènes captées sur le vif dans des chambres d’hôtel, dans des appartements d’amis ou dans des boîtes de nuit, introduisent des notions d’intériorité et d’authenticité qui révèlent une sensibilité particulière pour l'impalpable. Caméra en main, Hayeur traque une quotidienneté tramée d’états de bonheur, d’abandon, d’absence et de désœuvrement. « L'art du portrait, comme l’énonce Régis Durand dans La part de l'ombre, consiste à laisser entrevoir la richesse de l'échange qui a eu lieu entre le sujet et l'artiste, entre le sujet et lui-même, et à donner au spectateur le sentiment d'une intelligence de ces enjeux subtils ». Les images assemblées de Mes nuits blanches forment des sortes d’albums à travers lesquels s’exprime une implication toute personnelle de l’artiste. En effet, plus que de dresser l’état d’une société particulière, ces traversées d’amitiés et de rencontres nous introduisent dans les sillons de sa propre trajectoire.

debna

Jeudi le 4 septembre, à 20h précises, Caroline HAYEUR - Mademoiselle H. - invite Myléna Bergeron pour une nouvelle collaboration après leur performance commune lors du festival MUTEK 2003. Mademoiselle H. performera en direct avec deux outils : le projecteur de poursuite et la projection-vidéo. Myléna BERGERON a étudié la musique électroacoustique et le chant à Montréal. Les prises de sons en direct sont au cœur de ses arrangements, ici, à l’appui de nouvelles manipulations et de détournements numériques de voix.

 

Caroline Hayeur est membre de l’Agence Stock Photo, un collectif indépendant de photographes. En 1997, elle a co-édité la publication Rituel festif, Portraits de la scène rave à Montréal (1997). Plus récemment, elle a effectué une résidence d’artiste à Mulhouse (2001-2002, France) qui a donné lieu à l’exposition Tanz Party (accompagnée d’une publication du même nom). Parmi les événements auxquels elle a participé, mentionnons : Haïti regardé par le Québec (2002, Maison de la culture Côte-des-neiges), La fotografia tra stroria, fotografie della collezione, Fnac (2002, Milan) et Escales transcanadiennes (2001, Paris). Au cours de l’été 2002, la revue Parachute (no. 107) publiait une série de ses photographies dans son volet «port-folio».

Salle 1
  • Caroline Hayeur
Mes nuits blanches

EXPOSITION /
4 SEPTEMBRE AU 11 OCTOBRE 2003

VERNISSAGE / PERFORMANCE /
JEUDI 4 SEPTEMBRE, 20H