SOMEPLACE WE USED TO GO: PROGRAMME DE FILMS EXPÉRIMENTAUX AUTOCHTONES
Organisée en collaboration avec le Centre CLARK et le Collectif des commissaires autochtones.
Avec des vidéos de Carrie Allison, Cheyenne Rain LeGrande ᑭᒥᐊᐧᐣ, Lex V Battle et seth cardinal dodginghorse.
Someplace We Used To Go, est une programmation de films expérimentaux autochtones qui explore l’autochtonie dans sa relation à la souveraineté territoriale et aux pratiques culturelles. Carrie Allison, Cheyenne Rain LeGrande ᑭᒥᐊᐧᐣ, Lex V Battle et seth cardinal dodginghorse examinent le lieu et les méthodes de connaissance; les artistes se demandent comment nos relations avec les pratiques traditionnelles et la demeure changent selon les expériences vécues, la mémoire et les récits ancestraux.
À l’intersection de la destruction et de la création, il existe un espace de transformation; les artistes y explorent la langue, le déplacement et la réhabilitation comme actes de résistance coloniale.
Suite à cette programmation, une table ronde se tiendra en direct sur Zoom avec les réalisateur.rice.s et la commissaire Maria-Margaretta.
Les vidéos seront diffusées via YouTube Live à 19h30 sur le compte YouTube de CLARK.
La discussion aura lieue sur Zoom à 20h10 en suivant ce lien.
Lex V Battle
Ways Of Seeing, 2019 (6 m 17 s)
Ways Of Seeing explore les relations des enseignements sur le terrain aux espaces urbains et aux projets d’extraction. En se concentrant sur la destruction de la Peace River Valley à travers la construction du barrage du Site C, Lex V Battle aborde l’importance du respect de la terre ainsi que celui envers ses gardiens originaux.
BIO : Lex V Battle est née dans une famille multiculturelle près de Gingolx, village de la nation Nisga’a. Dans le cadre de sa pratique en création vidéo, production sonore et écriture, elle explore son intérêt pour la complexité de la psychologie et de la science. Son langage visuel pluriel est en conversation continue avec l’histoire, la spiritualité et la psyché humaine.
Carrie Allison
Reading the Past, 2020 (2 m 26 s)
Les anneaux de croissance des arbres peuvent aider à interpréter le passé, on peut y lire les durs hivers ou les longs étés. Ces êtres vivants sont nos ancêtres qui nous racontent des histoires du passé et qui nous aident à interpréter l’avenir. J’ai perlé ces anneaux pour nous aider à les comprendre, les honorer et leur témoigner mon respect. Le perlage est une pratique méditative lente que je chéris, elle me lie à mes ancêtres, à mon histoire maternelle et familiale, et ceci m’ancre dans les relations que je souhaite prioriser dans ma vie. En combinant le perlage à l’animation, la pratique se trouve encore plus ralentie, chaque point est identifié par une prise de vue, par une image. Le perlage est souvent vu, par ceux qui n’y sont pas familiers, comme un objet stagnant, sans mouvement. Cette courte vidéo vise à partager ce que je vois quand j’observe un travail de perlage, les innombrables heures, les mouvements détaillés des perles, la trame planifiée et la patience du geste.
miyoskamiki – quand le printemps arrive, 2020
Le crocus des prairies est l’un des premiers signes du printemps, mes ancêtres avaient l’habitude d’interpréter l’arrivée de ces êtres vivants comme l’indice de la fin de l’hiver et du début des préparatifs de leur déplacement au camp printanier. Mes non si lointains parents interprétaient la sortie du crocus des prairies comme signe de l’arrivée prochaine de la saison de plantation. Nous avons perdu contact avec la lecture de nos paysages, avec l’écoute de ce qui nous entoure et nous annonce ce qui s’en vient. miyoskamiki – quand le printemps arrive nous rappelle que la Terre nous dit toujours ce que nous devons savoir. Je pratique le perlage pour réfléchir et créer des liens à travers le lent mouvement gestuel de la couture d’un point. Je perle pour me connecter à mes ancêtres et à ma famille maternelle ainsi que pour honorer nos relations aux mondes végétal et animal.
BIO : Carrie Allison est une artiste visuelle d’scendance nêhiýaw/crie, métis et européenne basée à K’jipuktuk (Halifax, Nouvelle-Écosse). Elle a grandi sur les terres non cédées et non abandonnées de Sḵwxwú7mesh (Squamish), Stó:l ̱ ō et Səl ̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh) et xwməθkwəyə̓m (Musqueam). Les racines maternelles d’Allison sont basées à maskotewisipiy (High Prairie, Alberta), Traité noº8. Membre active de sa communauté artistique, elle est actuellement coprésidente du conseil d’administration du centre d’artistes Eyelevel. Allison détient une maitrise en beaux-arts, un baccalauréat en histoire de l’art et un baccalauréat en beaux-arts de l’université Nova Scotia College of Arts and Design. Son travail a été exposé à l’échelle nationale au Textile Museum of Canada (Toronto), au Urban Shaman (Winnipeg) et à la Beaverbrook Art Gallery (Nouveau-Brunswick). Elle a également réalisé des expositions solos à la Mount Saint Vincent University Art Gallery, à Owens Art Gallery, au Museum of Natural History et à la New Gallery. Allison a reçu des bourses du Conseil de recherche en sciences humaines, de Arts Nouvelle-Écosse et du Conseil des arts du Canada. Cette année, elle est la lauréate du prix Melissa Levin remis par le Textile Museum of Canada. Son travail a été présenté dans Canadian Art, esse et Visual Arts News.
Cheyenne Rain LeGrande ᑭᒥᐊᐧᐣ
Cankipêhikan, 2020 (11 m 55 s)
Enracinée dans la langue
Une larme bleue pour faire disparaitre la douleur
Je chante à mes Mosum et Kokum
Je chante avec la force de Cahkipêhikan
Cahkipêhikan est une performance basée sur la langue. J’explore et je bouge avec Nehiyawewin. Je chante avec mes ancêtres. Je chante une chanson traditionnelle qui m’a été partagée par la magnifique Carol Powder. Je chante avec la force de Cahkipêhikan
Nanâskomtin ᑭᓇᓈᐢᑯᒥᑎᐣ
ᑭᒥᐊᐧᐣ
BIO : Cheyenne Rain LeGrande ᑭᒥᐊᐧᐣ est une artiste Nehiyaw Isko de la Nation crie de Bigstone. Elle habite actuellement à Amiskwaciy Waskahikan aussi connue sous le nom d’Edmonton en Alberta. Cheyenne détient un baccalauréat en beaux-arts (2019) de la Emily Carr University. Son travail explore souvent l’histoire, le savoir et les pratiques traditionnelles. À travers l’utilisation de son corps et de son langage, elle s’adresse au passé, au présent et au futur. Sa pratique est ancrée dans la force de ressentir, exprimer et guérir. Accompagnée de ses ancêtres, elle se déplace entre l’installation, la photographie, la vidéo, le son et la performance.
seth cardinal dodginghorse
Nisguya Chu, 2020 (6 min)
En utilisant le film Super 8, seth cardinal dodginhorse parcourt le déménagement forcé de sa famille de la terre ancestrale pour la construction de l’autoroute périphérique South West Calgary. Les séquences tournées avant et pendant la construction démontrent l’impact culturel de ce déplacement. En révélant son expérience vécue et son histoire familiale, seth documente la perte de l’agentivité dû à perpétuation des projets coloniaux.
BIO : seth cardinal dodginghorse est musicien expérimental, chercheur culturel et artiste multidisciplinaire. Il travaille avec la performance, l’impression, l’installation, le son et la vidéo. Il a grandi en mangeant de la terre et en explorant la forêt sur la terre ancestrale familiale de la nation Tsuu’tina. En 2014, sa famille et lui ont été déplacés de force de leurs maisons et de leur terre pour la construction de l’autoroute périphérique South West Calgary. Son travail explore son récit familial et son expérience du déplacement.
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