Diffraction 4, 2018. Épreuve numérique 66 cm x 66 cm. © Yann Pocreau

Diffraction 4, 2018. Épreuve numérique 66 cm x 66 cm. © Yann Pocreau

Depuis quelques années, mes recherches portent essentiellement sur les apports narratifs que suggère la présence de la lumière lorsque mise en scène dans des lieux spécifiques. Dans mes projets les plus récents, je mets de l’avant non seulement les traces d’une collaboration physique entre mon corps et l’espace, mais bien celle de la lumière et de sa présence à titre de sujet.

Ayant depuis quelque temps évacué la présence humaine du contenu photographique, même opté plus souvent qu’autrement pour d’autres types de médiums que la photographie, j’ai développé une série d’intervention ou d’œuvre se penchant sur la lumière artificielle, sa matérialité et son apport essentiel à ma pensé photographique. Les questions de matérialité de la lumière, de réflexion et de couleurs ont pris le dessus sur les relations « corps-espaces » et sur les notions historiques qui habitaient mon travail jusqu’ici. Ainsi, certains de mes projets avaient ceci de particulier qu’ils permettaient à la machine de projection, à la lumière de celle-ci, de devenir la matière première de mon travail. Blanche ou colorée, référant au film, à l’ampoule, puis à l’obsolète charte de couleurs Kodak, ces interventions lumineuses m’ont mené sur de nouvelles pistes, plus exploratoires, plus abstraites.

Yann Pocreau vit à Montréal. Dans ses recherches récentes, il étudie entre autres la lumière comme sujet vivant et l’effet de celle-ci sur la trame narrative des images. Il a participé à plusieurs expositions, ici comme à l’étranger, notamment Québec Gold, présentée à Reims, en France ; le Mois de la Photo, à Montréal ; Paperwork et 1:3 Light à New York, en 2014 ; L’image rôde, au Fresnoy, en France, ainsi que la 5e Biennale de Sinop, en Turquie. Dans les dernières années, on a pu voir son travail à la Galerie de l’UQAM, à la Fonderie Darling et au Musée d’art contemporain de Montréal, dans le cadre de l’exposition C’est ainsi qu’entre la lumière. Son travail a été commenté dans divers magazines et ses œuvres sont présentes dans les collections de la Banque Nationale du Canada, d’Hydro-Québec, du Mouvement Desjardins, de Deloitte, de la Ville de Montréal, de la Ville de Longueuil, de la STM, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art de Joliette et du Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec. Il figurait en 2018 sur la liste longue du prix Sobey pour les arts et était finaliste au Prix Louis Comtois.