Votre panier

Votre panier est vide.

21,00 $

Fantasmé, objectifié, monstrifié : l’Occident colonial a longtemps posé un regard orientaliste et aliénant sur les amours et les sexualités dans la région SWANA. S’en réapproprier les histoires, en particulier amoureuses – qu’elles soient romantiques, amicales, adelphiques ou patriotiques –, nous impose donc de les repenser. Pour son quatrième numéro, la Revue Saha – ساحة a cherché à explorer comment l’« amour », en tant qu’objet délaissé par les sciences sociales, peut agir comme un moteur révolutionnaire des luttes pour la justice sociale et des mouvements de transformations culturelles.

Alors que nous continuons d’observer et de dénoncer les effacements à peine masqués et les complicités mortifères dans la région, ce numéro s’inscrit dans la continuité d’une démarche amorcée depuis la création de la revue. Comme tant d’autres avant nous, nous avons tenté de penser le fait colonial et ses conséquences pratiques et ontologiques pour la région  (2023 et 2024). Or, ces tentatives ne semblent pas suffire à contrecarrer les narratifs politiques et médiatiques dominants – particulièrement occidentaux – qui consentent et invisibilisent les massacres des populations palestinienne, libanaise, iranienne et soudanaise (2025). Dès lors, que reste-t-il pour sortir de l’effroi et envisager demain ? Que faire de plus pour repenser la violence et comprendre les élans de résistance qui s’y opposent ? Parce qu’il nous permet de voir et d’analyser autrement, nous avons souhaité explorer le potentiel révolutionnaire de l’amour comme force libératrice, salvatrice, et comme outil analytique.