Paras Vijan
Tathāstu
30.10–13.12.2025
Salle 2

Vernissage
Jeudi 30 octobre, 18h

Discussion
Jeudi 4 décembre, 18h

Artiste
Paras Vijan

SURTEXTE :
Entre 1526 et 1992, et pendant les trente-trois années qui ont suivi. Mais ce qui compte tout autant, c’est le présent : là où vous vous trouvez maintenant, peu importe où cela se situe.

EXT. PETIT PARC — COUCHER DE SOLEIL
Un petit parc entouré d’arbres, des buissons bien taillés, des bancs tournés vers l’intérieur du sentier. La lumière du soleil est faible, comme s’il se levait ou se couchait, amorçant une éclipse vers le crépuscule.

INT. APPARTEMENT MODESTE — COUCHER DE SOLEIL
À d’autres moments, l’action se déroule à l’intérieur, dans ce que l’on considère comme un logement modeste, un endroit qui reste toujours proche du parc. Ces deux lieux sont inextricablement liés.

EXT. PETIT PARC — COUCHER DE SOLEIL
Deux hommes sont assis sur un banc, leurs corps et attention tournés vers l’extérieur, vers l’espace contraint de leur communication. Leurs yeux suivent les mouvements des autres hommes et garçons qui passent; des salutations sont échangées. Leurs bouches s’animent, ils agitent les mains. Des hommes en jeans et chappals passent, faisant ce geste ubiquitaire avec le pouce, de haut en bas. La lumière se reflète sur l’écran comme un éclat. Un bavardage entêté circule comme un courant d’air, se superposant au bruit de friction provenant d’un chantier hors champ. Les deux hommes cherchent chacun à convaincre l’autre de ce qui s’est réellement passé le 6 décembre 1992.

INT. SALLE D’EXPOSITION — COUCHER DE SOLEIL
Vous entrez dans une pièce et êtes guidé par une série de briques – l’une d’elles est luisante, d’un safran éclatant – disposées de manière à former un chemin suggérant deux directions. Vous pouvez revenir en arrière vers ce qui vous est familier, ou avancer. Ce que vous observez dans la pièce, ce sont surtout des objets immobiles, marqués par les traces d’un mouvement récent. Vous sentez-vous distrait·es ?

EXT. PETIT PARC — CRÉPUSCULE
Le parc se rafraîchit. Un jeune homme, tout juste diplômé, lève son téléphone pour prendre une photo. Des oiseaux fauves descendent en groupe, synchronisés, se dirigeant dans la même direction. Peu à peu, les gens quittent le parc : c’est l’heure du repas. La lumière des lampadaires qui entourent le parc hésite avant de s’allumer, une lumière orange baigne la scène. Un autre homme, seul, reste assis sur un banc abîmé, peut-être sans se rendre compte qu’il est le dernier du groupe avec lequel il discutait plus tôt. Son visage est durement éclairé par une boucle immuable d’images d’actualité, sa tête tourbillonne de mots qu’il aurait pu prononcer plus tôt. Il est agité. Demain, il reviendra au parc pour reprendre là où il s’est arrêté, puisqu’il n’y a rien d’autre à faire.

— Emily Zuberec


Nous remercions Webester & fils ltée pour le don de briques.