Pascale Théorêt-Groulx
When in doubt assume the most dangerous case
28.02–06.04.2019

When In Doubt Assume the Most Dangerous Case nous plonge dans un univers où s’entremêlent des ambiances parfois contradictoires comme le suspense, l’humour et l’apaisement. La narration lente et posée nous guide à travers une histoire fragmentée, éventuellement tragique, qui semble prisonnière de son propre cercle vicieux. On distingue un danger, mais lequel? Est-il réel ou le fruit de l’imagination?

C’est dans la petite ville de Banff, en Alberta, que cette pièce a vu le jour. Entourée de montagnes, de la forêt boréale, de rivières et de quelques grizzlis, Théorêt-Groulx s’est intéressée à la psychologie de l’humain en présence de l’ours. En consultant le livre Bear Attacks: Their Causes and Avoidance de l’auteur Stephen Herrero, elle a découvert l’aspect performatif de la promenade au pays des ours, promenade qui requiert une production de bruits constante allant de la tyrolienne aux sons gutturaux, au sifflement, au tapement de mains et au concert de casseroles. Elle y a aussi appris l’histoire tragique d’un couple de naturalistes qui on fait la rencontre d’un grizzli dans le parc national des Glaciers en Colombie-Britannique.

When In Doubt Assume the Most Dangerous Case combine des fragments de l’histoire tragiquement célèbre du couple, certaines recommandations extraites du livre de Herrero et des performances vocales inspirées par les suggestions de l’auteur. À travers les changements de tons, l’artiste a travaillé la fluidité des états émotifs qui sont souvent plus complexes que le langage qui les nomme. Cette pièce examine le brouillement des sens et des pensées que la peur et l’anxiété peuvent engendrer. Elle remet en cause également la notion même de peur dans un contexte privilégié où les menaces physiques sont quasi-inexistantes.