"Coconut Bomb" par Chaveli Sifre. Photo : Javier Bosques

"Coconut Bomb" par Chaveli Sifre. Photo : Javier Bosques

Salle 1

Jorge González Santos /

Chaveli Sifre /

Melissa Raymond et René Sandín /

Joel Rodríguez Vargas /

Radamés « Juni » Figueroa

An Uncertain State

EXPOSITION /
12 janvier au 11 février 2023

VERNISSAGE /
JEUDI, 12 janvier, 19H 

PRÉSENTATIONS D'ARTISTES
EN PERSONNE /
(à confirmer)

BIOS

La pratique de Jorge González Santos (né en 1981, à San Juan, Porto Rico) recourt à la culture matérielle boricua (portoricaine) pour faire le pont entre les modes de vie et de fabrication autochtones et contemporaines. En réponse aux lacunes en matière de connaissances quotidiennes et académiques, puis au manque d’espaces réservés aux mœurs et à l’histoire boricuas, il a créé l’Escuela de Oficios en 2014. Ce lieu d’apprentissage collectif défend et promeut la démarche des détenteurs et des détentrices de connaissances autochtones de l’archipel de Boricua, au moyen de pratiques conviviales et communautaires. Son travail a été exposé à la Biennale d’architecture de Chicago, à la Whitney Biennial, à la documenta 14 et à la galerie Embajada à Porto Rico. En 2022, il a été lauréat d’une bourse de l’association United States Artist (USA).

Chaveli Sifre (née en 1987, à Würzburg, Allemagne) est une artiste et productrice culturelle portoricaine établie à Berlin. Son travail est axé sur les pratiques de guérison, l’odorat et la botanique, ainsi que sur les systèmes de croyances construits autour de ces concepts. L’artiste s’intéresse à l’enchevêtrement intersensoriel en tant que générateur de savoir, puis elle crée des installations, des odeurs, des peintures et des rituels performatifs qui reconstituent les liens brisés depuis longtemps entre la science, la spiritualité, la parfumerie, la médecine, la magie et les soins. Elle a cofondé Scent Club Berlin, une communauté qui exploite exclusivement l’olfaction en tant que média, et La Escuela del Olor, un collectif artistique s’étant donné pour mission ambitieuse de traiter, de recueillir et de créer les premières archives olfactives dans les Caraïbes.

La pratique artistique de Melissa Raymond (née en 1980, à Montréal, Québec) et de René Sandín (né en 1980, à San Juan, Porto Rico) se nourrit d’un regard pluriculturel et d’un intérêt pour l’esthétique lié à l’identité territoriale et à la tropicalité, puis elle prend forme à l’aide des processus de rencontre, de documentation et de reproduction. Ces dernières années, leur démarche était orientée vers la présence de la couleur dans les paysages municipaux de Porto Rico, révélant une triangulation entre le territoire, la peinture et le sentiment d’appartenance à la culture portoricaine. Leur travail a été présenté dans des expositions au Musée d’art de Porto Rico et dans les espaces d’art Km0.2 et El Lobi, ainsi que lors d’événements in situ à Porto Rico. Ils vivent tous les deux à Montréal, au Québec.

Joel Rodríguez Vargas (né en 1980, à Porto Rico) travaille principalement avec le son par l’intermédiaire d’interventions in situ, d’installations, de compositions abstraites et d’improvisations. Pour ce faire, il utilise des méthodes électroniques et musicales concrètes en vue d’explorer l’abstraction, le temps, la mémoire et l’espace. Son travail a été présenté à la NADA House à Governors Island et dans le cadre de diverses expositions en collaboration avec la galerie Embajada, à Porto Rico. Plus récemment, il a organisé des événements sonores dans des milieux naturels, situés au cœur de sa ville natale.

Radamés « Juni » Figueroa (né en 1982, à Porto Rico) imagine des systèmes qui évoquent et célèbrent la vie et l’interprétation qu’il s’en fait; la vie vécue et matérialisée à travers les repères récurrents de son œuvre, soit le climat, la flore, la faune, les vêtements et les cantines. L’idée des choses tropicales et d’un quotidien sous les tropiques marque et imprègne l’ensemble de son corpus. Aux quatre coins du monde, Figueroa a créé des espaces qui favorisent l’interaction entre la pratique artistique et sa coexistence avec les spectateurs et les spectatrices. Son travail a été présenté dans des institutions et des foires d’art, notamment dans le cadre d’expositions à la Whitney Biennial et au Sculpture Center de New York. En 2020, il a été lauréat de l’Illy Present Future Prize.