Gauche : Chloé Lefebvre, Droite : Annie Descôteaux

Gauche : Chloé Lefebvre, Droite : Annie Descôteaux

Chloé Lefebvre

Annie Descôteaux

Microbourses : présentations d'artistes (1/2)

PRÉSENTATIONS D'ARTISTES /
MARDI 1er JUIN, 17H
(sur zoom)

C'est avec grand plaisir que CLARK vous invite à la présentation des quatre artistes ayant été sélectionnées dans le cadre de notre programme de Microbourses. Cette initiative, imaginée par les membres du comité de programmation de CLARK, visait à soutenir la recherche et la création dans un contexte de pandémie où nos activités de diffusion ont été mises sur pause. Après quelques mois d'atelier, les artistes partageront leurs recherches actuelles avec le public qui sera invité à prendre part à cette conversation.

Pour cette première rencontre, animée par le médiateur culturel de CLARK Prakash Krishnan, la parole sera donnée à Chloé Lefebvre et Annie Descôteaux. La deuxième aura lieu le 8 juin avec les artistes Marjolaine Bourdua et Lucie Rocher (plus d'info ici). 


Chloé Lefebvre

Bio :
Le travail artistique de Chloé Lefebvre se démarque par la puissance poétique de ses images et son sens de la dérision. Multidisciplinaire, sa pratique protéiforme agence les conditions d’émergence de situations paradoxales, qui interrogent les oppressions sous-jacentes à l’expression de la rectitude culturelle et politique. Oscillant entre résilience et résistance, elle transforme la banalité des objets du quotidien pour révéler les tensions sociales qui traversent et travaillent les corps. Chloé Lefebvre est membre au Centre d’art et de diffusion CLARK. Elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées dans plusieurs centres d’art, musées, symposiums et festivals internationaux au Canada et à l’étranger. *

Projet :
Depuis quelques années, je scarifie des végétaux et m’intéresse à leur cicatrisation tant graphiquement que conceptuellement. Cette série pointe des sentiments ambigus et partagés entre la détresse environnementale, affective et psychologique. Durant la pandémie, j’ai détourné mes besoins de fuite sylvestre à modeler des champignons en céramique. En parallèle, la microbourse m’a permis de réaliser à l’Atelier de bois un nouveau corpus de formes fongiques ainsi que plusieurs boîtes-socles-lacs-miroirs comme dispositifs de présentation pour réfléchir et approfondir l’ensemble sur les murs et au-delà. Ces nouveaux objets de consolation décontaminent le mental des peurs et compostent certaines limitations. En périphérie du vide, les formes sortent des murs et de mon inconscient. Puisque ce qui était caché remonte maintenant à la surface, j’accueille ces fruits comme des trophées issus de mes manques d’enfant sauvage, et de ma révolte du vivant en rituel installatif.


Annie Descôteaux

Bio :
Annie Descôteaux assemble, en les juxtaposant par collage, sculpture et tissage faits main ou « trouvés », aux consonances tantôt humoristiques, tantôt sérieuses. Convoquant à la fois diverses intentions conceptuelles et ses expériences personnelles, elle tente de comprendre l’environnement matériel où elle vit. Titulaire d’une maîtrise et d’un baccalauréat en arts plastiques de l’Université Concordia, elle est aussi récipiendaire de bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Son travail a été diffusé au Québec, au Royaume-Uni, à Paris, à Bruxelles et à Brooklyn en solo, ou lors de manifestations culturelles et d’expositions collectives. À l’été 2021, elle publiera son premier recueil de texte, aux éditions Le Laps.

Projet :
Je travaille présentement, en collaboration avec l’artiste Sophia Borowska, à la production d’œuvres textiles en jacquard. J’appréhende le jacquard à la manière d’une sculpteure, avec l’intention d’en exploiter les potentialités tridimensionnelles, par l’incorporation d’une profusion de textures, de matières et de couleurs. Ayant la volonté de dépasser les conventions d’exposition habituellement réservées à l’art textile, je prévois intégrer mes tissages à des assemblages dont les éléments, fabriqués en bois, évoqueront le mobilier et l’architecture. Par un jeu de positionnement stratégique, ces formes interagiront avec le matériau tissé. Des références à certaines figures clés de la modernité, telles qu’Eileen Gray et Le Corbusier, feront partie du discours entourant l’ensemble final. 


Le programme de médiation culturelle 2021 du Centre CLARK, dont fait partie cette activité, bénéficie du soutien d'Ubisoft, du programme Affaires/Arts et de Patrimoine canadien.