Gauche : Marjolaine Bourdua / Droite : Lucie Rocher

Gauche : Marjolaine Bourdua / Droite : Lucie Rocher

Marjolaine Bourdua

Lucie Rocher

Microbourses : présentations d'artistes (2/2)

PRÉSENTATIONS D'ARTISTES
SUR ZOOM /
MARDI 8 JUIN, 17H

C'est avec grand plaisir que CLARK vous invite à la présentation des quatre artistes ayant été sélectionnées dans le cadre de notre programme de Microbourses. Cette initiative, imaginée par les membres du comité de programmation de CLARK, visait à soutenir la recherche et la création dans un contexte de pandémie où nos activités de diffusion ont été mises sur pause. Après quelques mois d'atelier, les artistes partageront leurs recherches actuelles avec le public qui sera invité à prendre part à cette conversation.

Pour cette deuxième rencontre, animée par le médiateur culturel de CLARK Prakash Krishnan, la parole sera donnée à Marjolaine Bourdua et Lucie Rocher. La première aura lieu le 1er juin avec les artistes Chloé Lefebvre et Annie Descôteaux (plus d'info ici). 


Marjolaine Bourdua

Bio :
Marjolaine Bourdua est une artiste, éducatrice et travailleuse culturelle basée à Montréal/Tiohtiá:ke/Mooniyang. Sa démarche artistique se développe autour des notions de production et de circulation des objets et des signes qui constituent les ruines de notre présent. Dans une approche sculpturale, elle  interroge les tensions inhérentes à la culture de masse en s'investissant dans un travail de la forme et de la matière. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l'UQAM ainsi qu’un diplôme national d'études supérieures de la Villa Arson en France. Ses œuvres ont été présentées au Québec, en France et en Allemagne sous formes d'expositions, de commissariat et de créations sonores. Mentionnons, entre autres, le centre d'art Optica, le MAC LAU, la Fondation PHI, la Maison des arts de Laval et Sporobole. Son travail fera également partie d'une exposition de groupe au Musée d'art de Joliette à venir cet automne.

Projet :
Je me suis consacrée, au fil des derniers mois, au développement d'un nouvel ensemble de sculptures dans la continuité de mon corpus intitulé Des formes poussent. Il s'agit de formes génériques en polystyrène inspirées d'émoticônes et de pictogrammes issus de la sphère numérique. Cette recherche est en écho avec le concept de convivialité d'Ivan Illich. J'y explore, à travers mes gestes sculpturaux, une réflexion sur la présence accrue du numérique et son influence sur notre corporalité.


Lucie Rocher

Bio :
Lucie Rocher a obtenu récemment son doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal (2020). Des expositions individuelles lui ont été consacrées, notamment à la Maison de la culture Janine-Sutto (Frontenac) (Montréal 2017), à VU (Québec, 2018), à Occurrence (Montréal, 2019) et dernièrement à Axenéo7 (Gatineau, 2020). Elle a également participé à plusieurs résidences internationales en Islande (2015), au Québec (2016 et 2019), au Japon (2019) et à Gatineau (au Centre Daïmon, 2020). Lucie Rocher est également chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal.

Projet :
Pour ce projet de résidence, j’ai décidé de travailler sur la réalisation de micro-dispositifs d’accrochages pour mes photographies. Je m’appuierai, entre autres, sur certaines spécificités architecturales singulières, rencontrées et photographiées au cours de la dernière année et qui, jusqu’ici, sont restées des archives de travail.  Dans le cadre de cette réflexion, j’ai exploré  de nouveaux moyens non-performants - performatifs de « faire tenir une image » dans un espace : celui du mur ou de l’atelier, voire de la galerie. L’idée est donc de mettre de l’avant la « performance » des matériaux (le support de l’image lié étroitement avec le dispositif d’accrochage) pour « stabiliser » et « supporter » temporairement mes sujets photographiques inspirés de la figure du chantier de construction. D’autres notions seront portées par ce projet de recherche, notamment celles d’interroger aussi les côtés, le poids et la périphérie de l’image photographique.


Le programme de médiation culturelle 2021 du Centre CLARK, dont fait partie cette activité, bénéficie du soutien d'Ubisoft, du programme Affaires/Arts et de Patrimoine canadien.