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Pascale Théorêt-Groulx

When in doubt assume the most dangerous case

EXPOSITION /
28 FÉVRIER AU 6 AVRIL 2019

VERNISSAGE /
JEUDI 28 FÉVRIER, 20H

PRÉSENTATION D’ARTISTE /
SAMEDI, 2 MARS, 15H

NOUS VOUS INVITONS À TÉLÉCHARGER LA PIÈCE SONORE SUR VOTRE TÉLÉPHONE INTELLIGENT OU SUR VOTRE LECTEUR MP3 AFIN DE L’EXPÉRIMENTER LORSQUE VOUS MARCHEZ. IL EST SUGGÉRÉ DE L’ÉCOUTER À LA TOMBÉE DU JOUR.

When In Doubt Assume the Most Dangerous Case nous plonge dans un univers où s’entremêlent des ambiances parfois contradictoires comme le suspense, l’humour et l’apaisement. La narration lente et posée nous guide à travers une histoire fragmentée, éventuellement tragique, qui semble prisonnière de son propre cercle vicieux. On distingue un danger, mais lequel? Est-il réel ou le fruit de l’imagination?

C’est dans la petite ville de Banff, en Alberta, que cette pièce a vu le jour. Entourée de montagnes, de la forêt boréale, de rivières et de quelques grizzlis, Théorêt-Groulx s’est intéressée à la psychologie de l’humain en présence de l’ours. En consultant le livre Bear Attacks: Their Causes and Avoidance de l’auteur Stephen Herrero, elle a découvert l’aspect performatif de la promenade au pays des ours, promenade qui requiert une production de bruits constante allant de la tyrolienne aux sons gutturaux, au sifflement, au tapement de mains et au concert de casseroles. Elle y a aussi appris l’histoire tragique d’un couple de naturalistes qui on fait la rencontre d’un grizzli dans le parc national des Glaciers en Colombie-Britannique.

When In Doubt Assume the Most Dangerous Case combine des fragments de l’histoire tragiquement célèbre du couple, certaines recommandations extraites du livre de Herrero et des performances vocales inspirées par les suggestions de l’auteur. À travers les changements de tons, l’artiste a travaillé la fluidité des états émotifs qui sont souvent plus complexes que le langage qui les nomme. Cette pièce examine le brouillement des sens et des pensées que la peur et l’anxiété peuvent engendrer. Elle remet en cause également la notion même de peur dans un contexte privilégié où les menaces physiques sont quasi-inexistantes.

 

 

La pratique de Pascale Théorêt-Groulx en vidéo, son, performance et installation s’intéresse aux modalités qui régissent les interactions entre les êtres humains et leur environnement. Son travail se nourrit des différents prismes ― scientifiques, philosophiques, sociologiques et spirituels — au moyen desquels on tente de saisir et de définir la nature humaine. Originaire de Gatineau, elle détient un baccalauréat ès arts avec majeure en arts visuels et mineure en bande dessinée de l’Université du Québec en Outaouais (2010). En 2014, elle complétait une maîtrise en arts médiatiques à l’Université d’art et de design Emily Carr à Vancouver, pour laquelle elle a reçu la bourse d’études supérieures Joseph-Armand-Bombardier du Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). Théorêt-Groulx a été artiste en résidence au Banff Centre, en Alberta, au centre d’artiste DAÏMÔN, à Gatineau, et à Pigment Sauvage, à Baltimore. Elle est actuellement artiste résidente à la Fonderie Darling.

L’artiste souhaite remercier chaleureusement celles et ceux qui ont offert leur voix à ce projet, soit Dustin Brons, Kara Ditte Hansen, Evelyn Donnelly, Nick Howe et Charlie Murray.