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(P)RIONS UN PEU
–Le clown dit:
“je ne suis pas un philosophe”
–Le Bricolo proclame:
 “je ne suis pas un patenteux”
–Le commissaire prédit:
 “et le public se dérida”

Le rire: il y en a si peu qui émerge de ce que l’on voit dans les galeries lors des tournées-zapping du samedi, dans cette communauté de goût qui fonctionne comme une centrifugeuse. Comment avoir prise sur le réseau et son flux régulier d’exposition, chacun son tour de manivelle ensuquée? Comment sortir de la “glue” (dixit Catherine Millet)? Chambardons le brassage des contingences administratives et les conventions attendues d’accrochage, de juxtaposition, d’aura des œuvres. 

ll est grand temps de renauder : sortons nos rifloirs, nos vices, nos coquilles, nos aiguilles, nos serre-joints, nos stylos a plumes, nos crochets, nos éprouvettes, nos moulinettes, nos musettes, nos disquettes, nos zip, nos baladeuses, nos polisseuses, nos biscuiteuses, nos fougasses, nos martelettes, nos roches-papiers-ciseaux. Relevons nos manches. Sortons de nos gonds.

“La semaine prochaine je dois commencer à me couper du foin. J’ai vendu mes boeufs. Je les trouvais trop paresseux et ie guette ma chance pour m’acheter des chevaux. Je me suis bâti une remise pour mettre mon wagon, mes sleighs et ma herse a roulette aussi que mes autres outils.” Fernand Bellehumeur, Partir, Stanké, p. 148, 1996

Nous nous réclamons d’une pratique jouant d’astuces, se composant d’un plus grand rassemblement de récits, d’une multiplicité de fenêtres, de l’organisation du pêle-mêle, d’un cannibalisme joyeux d’idées, d’un art de bric et de broc domestiquant le domestique, utilisant le convenant pour le contenu. La vraie vie nous rattrape toujours dans ce qu’elle partage avec le quotidien, le menu, l’isolé, l’anodin. Traçons une courbe à côté de la parole. Redonnons ses lettres de noblesse à la bricole, la petite chose, le bidule, le sans valeur, le prêt-à-transcender/transsubstantifier. Nous voulons croire qu’il n’ aura plus de problème de couleur, de forme et de style.

Chamboulons le rapport avec la technologie et son apprentissage, ce malsain malaise de l’up-to-date, cette nébuleuse qui pétrifie les mélancoliques, les nostalgiques. Au diable les pépères. Dressons-nous devant, pointant et optimistes, le cœur à l’ouvrage, la main au panier. Ainsi, le travail à la chaîne, le fait- main, les machines-outils feront de nous des décideurs: ayons confiance, prenons acte et trinquons!

“Tout d’un coup, j’ai repensé à l’outil avec une grappe de raisin gravée sur le manche. C’est comme si M. Martinelli s’en était servi pour faire des cure-dents. Il parait que les hommes n’utilisent pas dix pour cent des possibilités de leur cerveau. Et ainsi de leurs machines.” Pierre Foglia, La quincaillerie, La Presse, p. A.5, samedi 28/02/98

Avons-nous envie de reconnaître perpétuellement ce que l’on sait déjà, ce que l’on a déjà vu, appris? Nous avons le désir et l’urgence de reprendre les choses où on les a laissés (la supposée “fin de l’art” / “mort de la peinture”), la responsabilité d’éviter de tomber dans la routine, la redite. Prenons les chemins de traverse, cherchons encore les postes et les avant-postes où personne n’a mis les pieds. Où sont nos frères, noceurs?

“Quel noceur! se dit Joseph en employant une expression populaire passée dans les ateliers.” Balzac

Où sont passés les espionnes, les enjoliveuses, les enrôleurs, les hôtes à bras ouvert, les jobards, les relayeurs de tond, les (r)assembleurs, les couleurs de bronze, les conquis-tadors, les couronnements durables, les empêcheurs de tourner en rond, les cercles gracieux, les crieurs qui s’agrémentent, les bernard-l’hermite, les ours mal léchés, les empereurs et les emprunteurs, les mercenaires, les tireurs sur gage, les amazones libres, les daltoniennes, les cantatrices velues, les statues des méduses, les “écureuils” qui se parachutent et les “hérissons” qui se blottissent (dixit Anne Cauquelin), les putschistes qui ne remettent pas au lendemain, les bons payeurs, les collectionneurs, les larmes-de-Job et l’allégresse dans les yeux des tailleurs de pipe, les hors-la-loi, les utopies des utopistes, les dépisteurs, les éditorialistes extralucides, les Joe-bines et leurs fly-bines, les gosseurs et les savants illuminés?

“Vous avez vu un événement ordinaire / Un événement comme il s’en produit à chaque jour / Et, cependant, nous vous en prions, / Sous le familier, découvrez l’insolite, / Sous le quotidien, décelez l’inexplicable, / Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter.” Bertolt Brecht

Nous sommes au bout du rouleau et nous n’avons que faire des attentistes, des pleureurs, des braillardes, des hosties, des rétroviseurs, des bégueules, des banques, des manchots, des pierres tombales, des bienséants, des patrouilleurs, des prudes, des patients incurables, des tomates, des nouilles, des dingos du bingo, du boss de la bécosse, des diplômes sans prix / dessein, de la reconnaissance posthume, de la télé standard, de la tyrannie de la relève, de la précarité de la bohème. Aux piloris!

Prêtons serment: oui à une notion de plaisir dans le faire et dans le voir.

Halte à la sinistrose! Manifeste-toi!

Nicolas Baier & Emmanuel Galland
Commis à l’exposition Les Bricolos.

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 “S’il existe une fonction propre a l’art, elle doit se manifester dans ce qui le distingue de la vie de tous les jours...” Arthur Danto, La transfiguration du banal, p. 65, Le Seuil, Collection Poétique, 1989.

Le mouvement artistique – qu’il tienne d’intentions communes qui prennent un parti esthétique déterminé ou qu’il se rattache à une volonté extérieure de synthèse historique – comprend une vision du monde et parfois même une vision de l’univers. Les formes elliptiques du baroque ont eu par exemple des incidences dans les conceptions astronomiques de leur époque. L’exposition Les Bricolos semble donc être le fait d’un mouvement qui se serait donné un manifeste et dont l’essentiel des recherches se seraient tourné vers une esthétique de l’ordinaire et auraient manigancé avec les repères du quotidien. Il s’agit pour tout avouer d’un faux mouvement, d’un geste dada pour lequel les organisateurs Nicolas Baier et Emmanuel Galland  (habituellement artistes de leur état) ont fait le choix de combler les postes de commis plutôt que ceux de commissaires d’exposition. Déçus par une tournée classique des galeries il y a de cela un an, ces derniers ont pris le parti de tenter le coup et de défier en les mimant certaines traditions dont celle de la thématique. “Jouer avec les conventions”, selon leurs dires. Les Bricolos, ce fut d’abord le titre d’un tableau dont on a voulu qu’il serve de balise, de leitmotiv aux œuvres choisies et à la nature espiègle des rapports qu’elles entretiennent avec les univers familiers souvent domestiques leur servant de référence. Prenant contact avec l’événement, il vous faudra souscrire à un parcours polysémique et probablement accepter une certaine dérive. Qu’on tienne seulement compte de l’ambitieuse programmation que constitue la vingtaine d’artistes toutes générations confondues et les œuvres d’un passé plus ou moins récent (certaines expressément produites pour l’exposition) qui investissent tout l’espace de la galerie mais aussi ses surfaces attenantes et ses appareillages : le légendaire atelier de bois (inauguré en cette occasion) et le couloir permettant de s’y rendre, mais aussi les bureaux de la coordinatrice, les toilettes et le système de chauffage. ll s’agit d’interroger les objets fonctionnels, triviaux et familiers alors qu’ils se trouvent livrés au fictionnel. Il s’agit d’une poésie de l’anachronisme, du défaut, où la scission, la faille, la brèche pratiquées dans la vie courante que ces formes ordinaires habitent, posent des erreurs de présentation, de représentation, de mimésis.

La compulsion du faire

Transiter du fonctionnel au fictionnel, c’est également subir la hantise, la compulsion du faire. C’est considérer le travail manuel ordinaire comme faisant partie du processus artistique certes, mais aussi comme modèle de représentation. Andrea Szilasi, dont nous connaissons les photographies tissées les unes dans les autres, propose de nouvelles dualités. Deux photographies, lnhale et Exhale, exposent le rythme respiratoire d’abord par l’effet d’aller-retour qu’insinue la temporalité prêtée à ces images, mais aussi par la scansion de la trame inscrite localement dans l’image et par l’oscillation des mots collés au corps humain représenté. Connu pour ses recherches avec la fibre et le papier, Laurent Roberge se sert de revues pour accomplir un travail indirect sur l’imagerie photographique. Il les découpe en minuscules carrés posés les uns sur les autres desquels sont constitués patiemment d’énormes volumes stratifiés et colorés dont la surface renvoie aux travaux d’aiguille et dont l’étagement rappelle la fragilité des châteaux de cartes. Soulignant cette même précarité matérielle mais utilisant comme matériau un liant adhésif auquel Roberge ne recourt pas, Geneviève Crépeau propose un objet sculptural canin à la stature précaire répondant au nom propre ou commun de Vagabond. Illusoirement translucide et non moins incertaine, cette forme toujours en train de pencher est emmaillotée de scotch tape comme pour ne perdre aucun membre. Faisant usage d’une matière comatant aussi une surface adhésive, Sylvain Breton fabrique au moyen de multiples diachylons un jock-strap nommé John Holmes. Il est intéressant de constater la dualité entre protéger et panser qu’occasionne cet objet ainsi que le questionnement qu’il initie quant à nos conceptions du goût (bon ou mauvais} et du dégoût. À voir dans les toilettes.

Gilles Mihalcean nous invite a revoir L’anxiété, une pièce des années 70 aux nodosités multiples et moléculaires liant des billes à des épingles de sûreté. Le caractère exclamatif de l’œuvre n’a d’égal que la justesse du titre qui lui est donné. Force nous est de constater qu’il y a ici, outre la compulsion du faire, la mise en scène d’une compulsion d’exister. Serge Murphy, avec Gigue Ô Ma frégate, repousse encore plus loin les limites de l’installation lui incorporant des matérialités souvent limitrophes au déchet, vouées autrement à l’inéluctable oubli. Alchimiste des matières pauvres, des matières sans façon (papier déchiré, bois de récupération, fil de fer, mousse de polystyrène), Murphy les extrait du quotidien et les ramène à l’exubérance.

Mises en scène païennes comme parenthèses d’une dévotion au banal

Surface à caresser, une œuvre de 1971 de Cozic, constitue un plan tactile faisant la double épargne d’une vraie relation : un gant et une surface de recouvrement. Nous sommes invités a éprouver le paradoxe du gant afin de jouir de la sensualité d’un plan de peluche rougeoyant qui promet de loin le pictural mais qui dévoile l’objet plat et sans épaisseur au contact de sa surface au demeurant cosy. Versions païennes et dévaluées, les Left-overs de Michael A. Robinson sont des figures votives qu’on aurait peut-être soumises au four à micro-ondes, histoire de les réchauffer. Ces bouddhas aux dimensions commodes donnent en outre à penser aux têtes réduites du culte vaudou ou aux céramiques bon marché des “TOUT À 1$”. Ils possèdent une curieuse manière d’inscrire le drôle a même le spirituel. Mario Duchesneau, avec Disposition en plates-formes, propose l’autel du nivellement à l’ameublement du bureau de la galerie. Comme pour faire le ménage, ordonner à neuf l’ergonomie de travail, il est question de surélever vers cinq pieds de haut tous les meubles mais aussi de mettre la coordinatrice sur un stage. L’envers du décor accède enfin aux feux de la rampe. Trois œuvres dressent un parcours vers l’autre côté de la galerie jusqu’à ses ateliers. On les doit à Nicole Baiser, Emma Gallaher et Daniel Langevin. Ces œuvres se posent comme des portraits, comme effigies idéales, archétypes du patenteux mais au travers desquels il faut voir aussi une certaine ironie. Le premier portrait prête son nom pluriel à l’exposition. Mêlant photographie, collage et pigments divers, Les Bricolos expose le cas où rien ne va plus, où l’invention va trop loin. Le second portrait, Le peintre / The painter, donne une image du peintre qu’on croirait expulsée de  “Popular Mechanics” et qui trace en quelque sorte sa place au milieu d’un couloir inachevé, parmi des matériaux de construction. Statuaire photographique qui entretient avec The man who saw the bear de Langevin le même folklore de l’atelier et de l’artisan. Cette dernière photographie, qui doit beaucoup à la mise en scène, montre cependant l’homme au repos en Penseur dubitatif. Enfin, à ses côtés, prend place Plywood 4’ x 8’ (1979/1980) de Pierre Ayot, une surface molle faite de tissus, une sorte de couette suspendue sur laquelle est imprimée au moyen de sérigraphie la texture du bois. L’emplacement qu’occupe cet objet au centre de l’atelier de menuiserie profite d’un heureux paradoxe. Cet objet imitant le bois semble invalide, impossible et cela par sa seule présence, par la relation aberrante qu’il entretient avec un lieu où se travaille la chose réelle qui lui tient lieu de référence.

Machineries et interventions

Bouquet no 4 que nous propose David Altmeid pourrait tenir du bidule de fin de semaine. Il a cependant l’élégance d’apposer au mur ses fils électriques enrubannés de façon désinvolte sinon ostentatoire comme une sorte de gracieuse menace. Au bout d’eux se hérissent deux bouquets de plastique motorisés qui s’étreignent violemment au bal mal ajusté des vitesses. Introduisant quant à: lui une sorte de malin désordre dans le système de chauffage, Michel de Broin procède à son saignement et produit du calorifère une Fontaine qui pousse son parcours jusqu’au drain de la cour intérieure. Il s’agit du détour d’un flux qui donne à penser a la coutumière nécessité humaine d’uriner comme à la mise en réseau de l’eau d’érable et qui n’est pas sans rappeler l’urinoir de Duchamp. Mathieu Beauséjour, connu pour ses proliférants virus, promet lors du vernissage une performance elle aussi duchampienne (Déficit) mettant en vedette nos valeureux billets de banque. Ces derniers, gabarits inéluctables de la vie courante, serviront ici littéralement d’étalon sous la forme d’un rasage de tête. Pour la durée de l’exposition, une empreinte dans le mur (Emprunte du surplus) témoignant de cette action donne au rectangulisme capillaire une forme moins éphémère. Paul Lacerte nous introduit à un appareil, Chaise, électrique qui est le cas d’une mise sous tension du mobilier. Une chaise est harcelée par des relations forcenées au réseau électrique, tant et tant qu’elle nécessite une soupape, une trappe qui – paradoxe ultime – requiert l’impulsion électrique pour s’ébattre. Il y a une grosse colonne au centre d’H…A est l’intervention due a Jean-Jules Soucy. Il s’y joue une mise en rapport du langage et du lieu qui dévoile les vertus métaphoriques de la littéralité. La colonne au centre de la galerie joue donc le rôle qui lui revient dans cette confrontation du sens propre et figuré entre des lettres mises pour des mots et leur emplacement stratégique devant leur intention de signifier.

Figurations, narration du possible

Prenons au mot l’expression “un beau cadre”. Il s’agit de peinture et on évoque ses bornes. Pascal Grandmaison présente Les opérateurs, deux grandes reproductions photographiques de tissages (équivalent textile de la peinture à numéro) illustrant des saynètes extérieures. Par delà le “beau cadre”, il est question de manipuler ses bornes et d’en produire une relecture, un nouveau récit, d’en faire des moments doubles et différés. Paul Litherland avec Castor-mamelon occulte par le derme pileux d’un corps, celui d’un autre. Suspendu à un mur, un manteau cle fourrure dont le dos comporte un orifice, laisse entrevoir par ce dernier la photographie d’un mamelon masculin. Il nous est loisible d’invoquer et c’est inévitable des images érotiques, celles de parties du corps figurées par d’autres. Cette œuvre détient toute sa force de son ambiguïté et du potentiel narratif que cela sous-tend. Luce Meunier pose au sol une surface de pelouse, un Tapis gazon uniquement constitué par de la peinture. Il ne s’agit plus d’un enduit mais plutôt d’une sorte de volume aplatit duquel des pointes de matière peinte émergent et imagent par la disparité de leur foisonnement une prolifération empruntée au naturel mais qui souligne son caractère de matière plastique. Corine Lemieux par Médium saignant ouvre à nos yeux, à leur appétence, un regard insistant sinon instigateur. Un moulage de papier en forme de steak porte en effigie un œil mobile. Cet objet donne à penser à l’intimité qui existe entre notre appréciation des objets et notre façon de les nommer. Il s’insinue dès lors comme c’est le cas ici une trouble constatation : ce que je vois et ce qui me regarde ne correspond pas aux mots au moyen desquels je pourrais le dire. Faisant aussi usage de papier mais comme matrice, Valérie Blass nous donne une forme sculpturale intrigante par ses contradictions. À la fois léger mais fait en ciment, Nuage représente ce que son titre indique mais comme s’il s’agissait d’un boulet, d’une forme que notre imaginaire voudrait impalpable et à laquelle on aurait prêté un surcroît de présence. Préfigurant une conquête, Jacques Marchand assimile la passion a l’action. Une carte d’état-major en relief qui n’est pas sans rappeler la Carte du tendre compte avec les modèles réduits de rigueur et semble préparer une insurrection au nom de code Opération La femme de Lot. La stratégie guerrière comme métaphore de stratagèmes amoureux laisse espérer des rivages aux noms féminins bordant La Mer de la cheville.

Les Bricolos, c’est de l’art figuratif à force de trébucher dans le réel, à force de lui trouver des images plus volubiles. C’est aussi ne pas se gêner pour envahir l’espace et au besoin le spectateur. “L’enivrer”, disent-ils.

Patrice Duhamel

Les commis remercient tous les artistes « Bricolos » pour leur confiance et leur générosité, les membres du Centre d’art et de diffusion Clark, les membres du Comité « Atelier Clark » ainsi que Micheline Joemets, Mia MacSween, Maren Braun, Carol Charbonneau ; Francine Boivin ; Claire Brunet ; Joseph Cron ; Christine Germain ; Julie Guérin ; Christiane Thommen ; Marie-Michèle Cron (Viva Maria) ; Bruno Ricciardi Rigault (dj PRUNE) ; Georges Aubin JR (L.L. Lozeau) ; Éric Labrie et Philippe Valente (Le Centre Macintosh Microserv, Laval) ; Patrick Guérin et le Laboratoire d’infographie du Centre de design (UQAM) ; Caroline Hayeur et Philippe Burnet (Agence Stock Photo) ; Samuel Lambert (Virtua) ; Claude Gosselin et Pierre Pilotte (CIAC) ; Monique Gauthier (MACM) ; Madeleine Forcier et Julie Turcotte (Galerie Graff) ; Pierre Beaudoin et François Dion (RCAAQ) ; A. Frédérick Belzile (dreamed).

Le Centre Clark est subventionné par le Conseil des Arts du Canada, le Conseil des arts et des Lettres du Québec et le Conseil des Arts de la Communauté de Montréal.

Le Centre Clark est membre du Regroupement des Centres d’Artistes Autogérés du Québec.

Galerie
  • Nicolas Baier
  • & EMMANUEL GALLAND
  • (Commis)
LES BRICOLOS

EXPOSITION /
26 MARS AU 26 AVRIL 1998