COMMISSAIRE : MORIDJA KITENGE BANZA
+ ANNA BINTA DIALLO
BERIROUCHE FEDDAL
MATHIEU LACROIX
PATRICK HENRY
MICHAËLLE SERGILE
Dak’Art OFF / Habiter le monde : Esquisse d’une rencontre
21.05–04.06.2022
Hors les murs

Image : Anna Binta Diallo

Image : Anna Binta Diallo

Artistes
COMMISSAIRE : MORIDJA KITENGE BANZA
+ ANNA BINTA DIALLO
BERIROUCHE FEDDAL
MATHIEU LACROIX
PATRICK HENRY
MICHAËLLE SERGILE

C’est avec grand plaisir que le Centre CLARK présente une nouvelle itération de l’exposition Habiter le monde, qui fera partie de la programmation de l’Off de la 14 ᵉ édition de la biennale de Dakar, à la Maison des Cultures Urbaines de Ouakam. Initié et commissarié par Moridja Kitenge Banza, ce projet regroupe à nouveau les artistes Anna Binta Diallo, Mathieu Lacroix, Michaëlle Sergile, Patrick Henry auxquels s’ajoute Berirouche Feddal. À cette cohorte d’artistes, viennent se joindre deux commissaires de Montréal soutenues par LOJIQ, soit Geneviève Wallen et Joséphine Rivard. Ainsi, en plus de la diffusion des œuvres des artistes, ce projet leur permettra de découvrir un espace d’échange et de rencontre autre que Montréal, où les multiples propositions en arts visuels et le riche contexte culturel viendront témoigner d’autres réflexions sur la manière dont chaque personne habite le monde en tant qu’être humain.

À PROPOS DE L’EXPOSITION

En collaboration avec le Centre d’artistes CLARK au Québec, Habiter le Monde pose une réflexion sur l’acte d’habiter un lieu, un espace, un corps, une géographie. Y demeurer en «choisissant» les modalités qui nous permettent de faire un avec le territoire sur lequel nous avons choisi – ou pas – de résider.

Pour nous, personnes africaines et afrodescendantes faisant partie de ce projet, le territoire dans lequel nous cohabitons est Montréal. C’est de là que je, tu, il, elle, vous, nous pensons le monde. C’est de là qu’au jour le jour nos histoires s’enracinent dans un espace aussi complexe que celles de toutes les communautés afrodescendantes qui y résident.

En référence à l’essai de politique relationnelle de Felwine Sarr1, ma proposition commissariale – que je considère comme un essai en art visuel – soulève des réflexions sur les enjeux de pouvoir existant dans un territoire. Plus spécifiquement, elle s’interroge sur les effets à long terme de ces enjeux, et sur la manière dont ils nous modèlent.

Puisant dans leurs réalités nord-américaines distinctes, chacun.e.s des artistes inclu.e.s dans cette exposition présentent une œuvre ou une série qui met de l’avant la singularité de leurs expériences personnelles.

Ces voix expriment la pluralité, ainsi que la complexité de nos expériences et deviennent une esquisse pour une réflexion plus large.

– Moridja Kitenge Banza

1. Felwine Sarr, Habiter le monde. Essai de politique relationnelle, Montréal, Mémoire d’encrier, 2017.

* Plus d’information sur l’exposition présentée au Centre CLARK en mai 2021 :

https://centreclark.httpcreations.cloud/fr/exposition/habiter-le-monde-esquisse-dune-rencontre/

 

BIOS

COMMISSAIRE

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise, né à Kinshasa en 1980 en République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa, de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole ainsi que de la faculté des Sciences humaines et sociales de l’Université de La Rochelle. En 2010, il a été lauréat du 1er prix de la Biennale de l’art africain contemporain, DAK’ART, pour la vidéo Hymne à nous et pour son installation De 1848 à nos jours. Il a reçu un Prix Sobey en 2020. Son travail a été présenté au Musée dauphinois (Grenoble, France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et la Ngbk (Berlin, Allemagne), à la Biennale internationale de Casablanca (Maroc), à la Fondation Attijariwafa bank (Casablanca, Maroc), à la Fondation Blachère (Apt, France) ainsi qu’à la BAnQ, à la galerie Joyce Yahouda, à Oboro et au Musée des beaux-arts de Montréal (Montréal, Canada). En 2020, des œuvres de l’artiste ont été incluses dans des expositions de groupe à la Fondation PHI ainsi qu’au Musée d’art contemporain de Montréal.

ARTISTES

Anna Binta Diallo est une artiste visuelle multidisciplinaire canadienne qui explore les thèmes de la mémoire et de la nostalgie pour créer des œuvres inattendues sur l’identité. Elle est née à Dakar (Sénégal, 1983) et a grandi à Saint-Boniface (Winnipeg) sur le territoire traditionnel des peuples Anishinaabeg, Cree, Oji-Cree, Dakota et Dénés et de la nation métisse. Elle a obtenu un baccalauréat de l’Université du Manitoba et une maîtrise (MFA in Creative Practice) de la Transart Institute, à Berlin (2013). Ses œuvres ont été exposées à l’échelle nationale et internationale, y compris dans le cadre d’expositions à Winnipeg, à Montréal, à Toronto, à Vancouver, à Taipei, en Finlande centrale et à Berlin. Anna Binta Diallo a reçu de nombreuses bourses et distinctions, notamment du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec et de Francofonds. En 2019, l’œuvre de Diallo a été sélectionnée comme finaliste pour le Prix national Salt Spring National Art Prize et a reçu en 2021 le Prix Barbara Spohr Award offert par le Banff Centre et Walter Philips Gallery. Elle vit et travaille à Montréal, ou à Tio’tia:ke, sur le territoire traditionnel des Kanien’kehá:ka.

Originaire d’Afrique du Nord, de « l’Algérie » actuelle et plus précisément de la région des montagnes de Kabylie, affiliée aux Igawawen de l’arc Nath Irathen et du patrimoine amazigh, Berirouche Feddal (Vrirouc nat uqassi) est un artiste montréalais reconnu pour sa transdisciplinarité. Il obtient son baccalauréat avec distinction en médias imprimés de l’Université Concordia en 2020. Son travail a notamment été présenté à Montréal (Canada) à Bradley Ertaskiran, ARTCH-Emerging Contemporary Art, Ubisoft, L’art s’affiche, à la Maison de la culture de la Rivière-des-Prairies, à la Galerie Fofa, à la Galerie Stewart Hall, ainsi qu’au Maroc à la Conserverie Marrakech.

Mathieu Lacroix vit et travaille à Montréal. Il détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec à Montréal, où il a pris une part active dans la diffusion artistique des travaux des étudiants. Depuis 2003, Lacroix a participé à une multitude d’expositions collectives en centres d’artistes et d’événements culturels dans divers lieux au Québec. Son travail a récemment été présenté à la Galerie McBride contemporain (Montréal, Canada)  et à Toronto dans le cadre de l’événement international d’art action, 7a*11d. Mathieu Lacroix est aussi membre actif des collectifs Jean-Couteau et Pique-Nique.

Patrick Henry est un artiste d’origine haïtienne vivant à Montréal depuis 2011. Il est diplômé de l’Université du Québec à Montréal depuis 2019. Il a reçu la Bourse d’excellence en sculpture de la Fondation Mc Abbie de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM pour son installation Je suis nouveau ici (2020). Artiste pluridisciplinaire ayant vécu plusieurs transitions et changements de situations, il s’intéresse à la thématique du « devenir » à travers les médiums de la sculpture, la peinture, l’installation, la photo et l’animation.

Michaëlle Sergile est une artiste et commissaire indépendante travaillant principalement à partir de textes et d’ouvrages issus de la période postcoloniale de 1950 à aujourd’hui. Son travail artistique a pour vocation de comprendre et de réécrire l’histoire des communautés noires, et plus précisément celle des femmes, par l’entremise du tissage. Ce médium étant souvent perçu comme artisanal et catégorisé comme féminin, Sergile utilise le lexique du tissage pour remettre en question les rapports de domination de genre et d’ethnie.

COMMISSAIRES – délégation LOJIQ

Geneviève Wallen est une commissaire indépendante, écrivaine, chercheuse et facilitatrice d’atelier basée à Tiohtiá:ke / Mooniyang/Montréal. Ses recherches se concentrent sur les plateformes de guérison PANDC contrecarrant les définitions néolibérales du bien-être. Wallen a, entre autres, rédigé des essais pour C Magazine et pour les anthologies Other Places: Reflections on Media Arts in Canada, édité par Deanna Bowen, et The Politics of Spatial Transgressions in the Arts, édité par Gregory Blair et Noa Bronstein. Elle est coordonnatrice d’expositions à la galerie FOFA à Montréal. Elle fait également partie du collectif YTB (Younger than Beyoncé) Gallery ; elle est co-initiatrice (avec Marsya Maharani) de Souped Up; elle est membre du Black Curators Forum et du conseil administratif du Centre for the Study of Black Canadian Diaspora et elle a récemment joint le comité éditorial de la publication Vie des arts.

Joséphine Rivard est commissaire indépendante, conseillère à la dramaturgie et travailleuse culturelle, titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art de l’UQAM, qui vit et travaille à Tiohtiá:ke/Mooniyang/Montréal. Ses recherches portent actuellement sur la pratique curatoriale liée à certains enjeux néomatérialistes, relationnels et communautaires au sein de démarches interdisciplinaires. Ses récents projets d’expositions et de recherches curatoriales incluent Écologies/Ecologies (Galerie AVE, 2017), Le rendez-vous : chantier de recherche dialogique (Centre Skol, 2018), À propos d’une corespiration (Éditions Résidence, 2020 et Verticale – centre d’artistes, 2021), Vers des cycles mouvants/Towards Moving Cycles (EXPRESSION, Centre d’exposition de Saint-Hyacinthe, 2021), L’abri-désir (Projet Casa, 2021) et Corespiration (Maison de la culture Rosemont, 2022).

Ce projet est soutenu par le Conseil des arts de Montréal, le Conseil des arts et des lettres du Québec et Les Offices jeunesse internationaux du Québec. Il est réalisé en partenariat avec la Maison des Cultures Urbaines de Ouakam et la participation de la Délégation du Québec à Dakar.