Charles Bergeron
NULLES PARTS
16.05–09.06.1996

Vous verrez ici des impressions sur du papier photo. J’ai pris ces photographies dans divers lieux au Québec; Port Saint-François, Saint-Gérard des Laurentides et autres. L’appareil photo n’est cependant pas mon cheval de bataille. Je l’utilise un peu comme, quand par détresse amoureuse, on se sert de quelqu’un pour avoir de l’affection. Mon rapport à la photographie est une idylle hasardeuse, un rodéo technique où chaque prise de vue est une véritable aventure.

Ce que j’offre comme oeuvres, ce sont des cadrages. Je veux dire qu’en plus du papier photo, il faut prendre en considération une installation qui fût et sur laquelle seul un angle fenestré a été conservé. En pointant le cadrage (l’action), je situe le fort de l’oeuvre quelque part à mi-chemin entre le lac et la galerie, un espace flou proche de ceux qui vous sont illustrés ; un nulle part à l’intérieur de soi.