Valérie Blass
Hugo Brodeur
Raphaëlle De Groot
Ani Deschênes
Martin Valiquette
EXPOSITION DE JEUNES ARTISTES
13.06–30.06.1996
Galerie

Artistes
Valérie Blass
Hugo Brodeur
Raphaëlle De Groot
Ani Deschênes
Martin Valiquette

La galerie Clark termine sa saison par une exposition de groupe présentant cinq jeunes artistes de la relève. Leur pratique hybride confond un peu les disciplines et !’oeuvre se construit à force de détournement de sens. Le futile est scruté, le banal est rehaussé. Rien n’est anodin ou trop ordinaire.

Il faut comprendre le rapport au kitsch des sculptures de Valérie Blass comme un soucis de réalisme. Un réalisme qui s’intéresse à la laideur en tant qu’antagoniste à la beauté avec ses proportions idéales: le kitsch comme porteur du banal, du vulgaire, de la beauté du quotidien.

Hugo Brodeur explore le thème du pouvoir, il travaille présentement sur l’idée de nation et des rituels associés à l’image de celle-ci. Son propos prend forme dans l’espace par l’assemblage d’objets et de matériaux divers. Par l’association des idées liées à chaque objet, le sens de l’ensemble se complexifie, les interprétations se multiplient.

Raphaëlle de Groot nous transporte dans l’atelier, à l’intérieur même de la fabrication intime de l’objet, opposant le petit geste toujours répété du peintre à l’ampleur du système de l’art. Ce qu’elle propose est à la fois constitué de l’objet de la pensée et de l’objet d’art, de l’idée de surface en peinture et de la surf ace d’un tableau, d’un objet, d’un lieu.

Pour Ani Deschênes l’accessoire créé s’anime. Un animal accessoire. Celui-ci ne fait pas que suggérer des actions à poser, il nécessite l’intervention du spectateur pour se réaliser tout à fait. Afin de suggérer la vie, l’authenticité de certains matériaux est nécessaire …

Les objets-sculptures de Martin Valiquette sont inspirés du mobilier du salon. Soustraits de leur univers d’origine, ces éléments domestiques déposés à même le sol de la galerie, ensemble ou à eu.x seuls, constituent une dénonciation anecdotique du quotidien. Une poésie-choc.